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 Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]

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Joan Foster
Vice de l'Inconstance


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MessageSujet: Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]   Mer 5 Aoû - 23:24

Avec Esteban, et Lylia


En ouvrant les yeux ce matin, Joan s’était dit qu’elle avait rêvé sa mort, comme chaque nuit depuis qu’elle était arrivée, il y avait seulement deux jours. C’était assez désagréable de se voir désillusionnée au réveil, en retrouvant sous ses yeux le décor de sa chambre. Pourtant, en soi, la mort n’était pas aussi pénible que ce qu’on pouvait en dire de notre vivant, même s’il était vrai que de cette façon, elle ne voyait plus son père. Elle traîna entre ses draps de longues minutes, savourant le fait qu’elle pouvait profiter du soleil matinal sans devoir rejoindre le gymnase pour aller frapper dans un sac ou nager dans la piscine trop grande de la maison qu’elle habitait avec son père. Cependant, cette habitude était si profondément ancrée dans son corps qu’elle se leva finalement, enfila un survêtement, des baskets, attrapa une montre et sortit de l’appartement pour aller se dégourdir les jambes.

Machinalement, elle établit son plan de route, avant de se rappeler qu’elle ne connaissait toujours pas ce monde, et qu’elle aurait besoin, donc, d’effectuer un repérage avant toute balade. En râlant un peu, elle changea d’avis, rentra dans l’appartement, et s’habilla plutôt de vêtements légers et confortables pour se promener et découvrir l’endroit. La question se posa ensuite de savoir si elle sortait en Joan ou en John. Toujours cette question… La rouquine se dit qu’un jour, elle cesserait de se la poser pour ne plus faire qu’au feeling, mais elle savait ce qu’apportait une préparation imparfaite. Dans son cas, ce manque de professionnalisme avait conduit à la mort. Certes, elle avait choisi de mourir, plutôt que d’être arrêtée, mais l’un dans l’autre, ces deux options lui apparaissaient comme la même.

Se décidant finalement sur l’identité à endosser, Joan sortit de chez elle sans se déguiser et se mit en route d’un bon pas, les mains enfoncées dans les poches. Elle se dirigea vaguement vers le centre de la ville qu’elle voyait se dessiner par sa fenêtre. Elle croisa quelques personnes, levées tôt, les saluant distraitement et continua à avancer au hasard des ruelles qu’elle croisait. Elle passa devant quelques magasins, dont certains avaient déjà ouvert, dépassa un nombre incalculable d’habitations endormies. Joan s’arrêta plusieurs fois pour faire le tour de bâtiments, cherchant des raccourcis ou des coins sympathiques où elle pourrait passer pendant sa course. De même, elle resta longtemps assise devant les fontaines qui lui tapèrent dans l’œil, à laisser tremper sa main dans l’eau fraîche.

Elle traîna encore environ deux heures à déambuler dans les rues avant de décider de sortir de la ville. Les meilleurs parcours l’éloignaient souvent des bâtiments, des constructions, et même des gens, tout simplement. Alors son objectif était de s’éloigner un peu pour espérer découvrir la perle rare. En vain cependant. Même après avoir tourné dans la plaine autour de la ville, elle ne dégotait pas le moindre filon. Elle étouffa un soupir de déception, se disant qu’elle ne connaissait pas le monde dans lequel elle évoluait maintenant et qu’elle aurait tout le temps du monde pour visiter. Apparemment, selon la Mort, la petite brune qui l’avait accueillie ici, elle ne pouvait « mourir » à nouveau, ayant déjà perdu la vie une fois. Cela lui laissait une « vie », une existence potentiellement infinie qui la ravissait.

Pourtant, après avoir tourné en rond durant de longues minutes supplémentaires, elle s’arrêta enfin et s’assit dans un coin, sur une pierre au soleil. Celle-ci était suffisamment large pour qu’elle s’y allonge, ce qu’elle ne manqua pas de faire, fermant les yeux et posant son bras dessus pour se cacher du soleil de plus en plus brillant et chaud. La rouquine s’assoupit rapidement, profitant sans vergogne de la chaleur de la pierre, et d’un sommeil mérité.

Ce fut un craquement qui la réveilla, grâce à ses sens affûtés. En sursautant, elle se maudit de ne pas avoir entendu plus tôt la personne, ou l’animal, s’approcher. C’était en négligeant ce genre de détail qu’on se retrouvait dans des situations gênantes comme celle dans laquelle elle se trouvait maintenant. Si elle avait mené son enquête sur sa dernière cible, elle ne se serait peut-être pas donné la mort. Elle aurait peut-être réussi à l’empoisonner, et à fuir la France avec son père. Peut-être. Le fait est que pour le moment, elle avait été surprise, et devait se tenir sur ses gardes. Qu’est-ce qui avait bien pu faire craquer une brindille dans cette petite clairière entourée d’arbres clairsemés ?

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Esteban Krysler



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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]   Jeu 6 Aoû - 2:15

Voilà, ça y est. Esteban est mort. Il a péri dans les flammes qu'il a lui-même causées. Enfin. Le voilà délivré de la souffrance de sa vie, délivré de ses pseudo-parents qui n'avaient de parent que le nom. Mais le voilà toujours borgne. Et oui, qui aurait cru qu'une autre "vie" se trouvait après la mort ? Enfin, le voilà dans un monde dont il ne connait rien. Le voilà perdu, au beau milieu de l'après-vie. Comment allait-il s'en sortir ? Il n'en savait rien.

Depuis qu'il est arrivé ici, il ressent constamment une sorte de chaleur qui le traverse de fond en comble, comme si son sang était en ébullition. Un effet secondaire de sa façon de mourir ? Peut-être, mais, contrairement à l'immolation, cette étrange sensation n'était pas du tout gênante, au contraire, elle était même assez agréable. Il se sent aussi un peu plus étrange, comme s'il avait soudainement pris du poids, et pourtant, il est aussi agile qu'auparavant... Mourir est une expérience bien étrange. Les seules choses qui ne changeaient pas étaient son apparence et son caractère, toujours la même expression sur son visage. Toujours froid a l'extérieur, bien qu'il soit désormais chaud de l'intérieur.

Aujourd'hui encore, le soleil se lève. Une nouvelle journée commence pour le jeune Esteban, qui n'a presque pas pu profiter de la vie. Dorénavant, le voilà seul, il doit gérer ses affaires de lui-même, bien que cette situation est toujours bien meilleure que lors de son vivant, de son adoption par la famille Krysler, a son auto-immolation. Il espère avoir emporté ce salaud de Père Fouettard avec lui. Le voilà qu'il se lève, encore réveillé par un cauchemar. Il revoit encore la scène, certaines nuits. Ce drame qui avait tout changé. Dieu, que c'est horrible.

Il s'habilla convenablement - chemise blanche, pull brun, jean bleu marine, chaussures noires, cache-œil blanc, sacoche blanc cassé - puis sortit. A lui de visiter les lieux. Enfin, c'était le plan de base, mais il trouva qu'il y avait un peu trop de personnes présentes dans la ville, et il ne se sentait pas encore prêt d'aller parler aux inconnus, il avait encore du mal à réaliser qu'il était mort, et il ne savait pas vraiment parler aux gens. Donc, au lieu de visiter la ville, il commença par en visiter les alentours. Le voilà donc qui se balade dans des clairières, entre les arbres, sans but précis, à part observer. Et il appréciait le paysage. C'était ça, la mort ? C'est plus beau que prévu.

Sa solitude fut de courte durée. Il marchait dans une clairière banale, quand il aperçu cette dame, allongée sur un rocher. A vue d’œil, c'était une femme d'une taille apparente à la sienne, aux cheveux roux sombre plutôt courts. Impossible de voir ses yeux, elle les cachait de son bras, sûrement pour ne pas être gênée par le soleil. Et puis, ses yeux étaient fermés, elle devait être en plein repos. Bien qu'Esteban voulait tout simplement passer son chemin, sa curiosité l'emporta, et il s'approcha de cette jeune femme. Malgré qu'il voulut rester discret, il marcha sur une brindille qui se cassa immédiatement dès qu'il posa le pied dessus, comme si un poids énorme s'était abattu dessus. Le bruit réveilla la femme en sursaut, qui se mit sur ses gardes. Esteban recula, ne voulant pas d'ennui avec l'inconnue.

Esteban - "Oh, hum, excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger..."

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Joan Foster
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]   Sam 8 Aoû - 14:04

Avec une surprise habilement dissimulée, elle observa celui qui l’avait réveillée. Il s’agissait d’un jeune homme, plus jeune qu’elle probablement d’une dizaine d’années. Elle le jaugea rapidement, pour tenter de savoir à qui elle avait affaire : un adolescent, aux cheveux et aux yeux (enfin… l’œil) qui lui rappelaient les siens, et qui en plus de cela, devait faire sa taille. A côté de lui, habillé si proprement, avec chemise et pantalon, sacoche, pas tout à fait la totale, mais presque, elle se dit qu’elle-même aurait pu faire un effort en s’habillant ce matin.

-Oh, hum, excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger… dit-il.

Joan se redressa et s’assit en tailleur sur sa pierre, légèrement penchée vers lui comme pour l’observer mieux encore. Elle laissa passer quelques secondes qui lui parurent interminables avant de se fendre d’un sourire amical et de donner à son visage une expression ouverte.

-Ne t’excuse pas, ce n’est rien, répondit-elle en agitant la main comme pour balayer le problème.

Elle l’avait tutoyé par instinct, sans savoir si ce serait bien accueilli, ayant simplement le souvenir qu’à l’âge du garçon, on ne lui disait jamais « vous ». Enfin… Sauf quand elle devenait John, là elle prenait quelques années et non seulement on lui servait du « vous », mais en plus on la prenait pour un homme. C’était toujours dur pour elle, parce qu’elle ne pouvait s’empêcher, dans sa nature taquine, de vouloir rire de la déconvenue de l’autre s’il ou elle découvrait qui elle était réellement.

-Euh, ça te dérange si je te tutoie, d’ailleurs ? s’enquit-elle tout de même par précaution.

Puis elle se leva d’un bond de son perchoir et en fit le tour pour réveiller ses jambes avant de s’approcher du jeune homme. Oui, sa première impression s’était confirmée, il faisait bien sa taille, peut-être même était-il un peu plus grand qu’elle, ce qu’elle devrait veiller à corriger si elle devait le revoir, mais sous l’identité de John. En général, les hommes étaient plus grands que les femmes, et un mètre soixante-dix, c’était vraiment peu. Elle esquissa un simulacre de révérence et tendit la main devant elle pour saluer le jeune homme, son sourire toujours fixé comme à la glu sur ses lèvres. Toujours cette attitude puérile qu’elle aimait retrouver dès qu’elle n’avait pas besoin d’avoir nécessairement l’air adulte.

-Joan Foster, enchantée !

Cette poignée de main était une des bases qu’elle avait apprises, une manière de connaître son vis à vis dès le premier contact. Il existait différentes poignées de main : molle, tonique, standard, du bout de doigts, à pleine main… Chacune avait sa signification propre, chacune pouvait lui donner des informations pertinentes sur l’autre, et elle brûlait d’envie de connaître un peu mieux ce garçon, la première personne à qui elle parlait depuis son arrivée, exceptée la Mort.

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Esteban Krysler



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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]   Lun 10 Aoû - 0:04

La femme qu'Esteban avait dérangée se releva, s'asseyant en tailleur, avec une posture penchée vers le jeune homme. Il ne fallu attendre que quelques secondes assez gênantes, avant que l'inconnue n'affiche un sourire amical, son visage affichant une expression assez joviale.

??? - "Ne t’excuse pas, ce n’est rien."

Les paroles de la femme rassurèrent un peu Esteban, qui avait peur que ce simple dérangement se finisse mal, comme avec son "père". Mais il essaie d'oublier son passé pour un moment, et de se concentrer sur le présent. Maintenant que la femme était éveillée, il pouvait voir ses yeux, jaune-orangés, à peu près comme les siens, tandis que son visage, bien que féminin, comportait quelques traits un peu masculins, mais elle était bien une femme.

??? - "Euh, ça te dérange si je te tutoie, d’ailleurs ?"

Cette question ne fit pas longtemps réfléchir Esteban : il a de tout temps été tutoyé, et le fait qu'on le tutoie ne le dérange pas le moins du monde. En plus, il n'avait même pas remarqué ce détail. Et puis, il ne se sentait pas vraiment capable de refuser ce genre de chose à cette dame qu'il venait de réveiller par mégarde. Cependant, il assuma que si cette inconnue pouvait le tutoyer, alors lui aussi pouvait la tutoyer.

Esteban - "Oh, non, enfin, tant que je peux te tutoyer aussi."

Puis la femme descendit du rocher, dont elle fit le tour, avant de se rapprocher d'Esteban. Le jeune homme ne s'était pas trompé, elle devait faire sa taille, elle semblait même un peu plus petite que lui. Elle paraissait assez jeune, peut-être avait-elle aux alentours des 18 ans, voir 20 tout au plus. Elle leva sa main, attendant qu'Esteban ne la lui serre.

??? - "Joan Foster, enchantée !"

Esteban a, pendant une petite seconde, hésité à lui serrer la main. Après tout, c'était une femme dont il ne savait rien, ne serait-ce que son nom. Mais il décida tout de même de le faire, après tout, c'est ainsi que les amitiés naissent, et de toute façon, il est mort, que pouvait-elle lui faire, le tuer une seconde fois ? Non. Et si elle aussi se trouve ici, cela veut dire qu'elle aussi a perdu la vie. Ils se trouvent dans la même situation. Il décida donc de lui serrer la main, bien que sa poignée était hésitante, et peu énergique.

Esteban - "Esteban Krysler, de même."

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Joan Foster
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]   Mar 11 Aoû - 14:02

Avec un sourire toujours aussi amical, Joan reçut la confirmation de l’autorisation de tutoyer le jeune homme en face d’elle. C’était un vrai soulagement, elle n’aimait pas trop se trouver en défaut. En même temps, à qui cela plairait-il ? Elle eut un léger moment d’appréhension en notant l’hésitation du garçon, qui lui avait dit s’appeler Esteban Krysler, à lui serrer la main. Elle avait même songé à la retirer pour ne pas l’indisposer plus que ça, mais il avait fini par lui donner sa pognée de main. Joan s’appliqua à avoir l’aire neutre, tout en conservant son sourire avenant. Elle sentait contre sa paume celle d’Esteban, peu dynamique, mais cachant, selon la rouquine, une force insoupçonnée. Elle était surprise, à la fois de sentir un tel potentiel et à la fois de voir que le garçon avait eu comme… une légère crainte, une hésitation à l’idée de lui serrer la main.

Pour ne pas le déranger plus longtemps, Joan lâcha la main de son interlocuteur tout en réfléchissant aux implications de cette rencontre. Lui aussi avait probablement déjà compris que tous deux étaient morts, pour se trouver ici. Elle en vint à se demander de quelle manière il était décédé, mais sans s’aventurer à poser la question. C’était quand même vachement indiscret, non ? Enfin, de ce qu’elle pensait, surtout après lui avoir parlé pendant quoi ? deux minutes ? Elle, aurait eu du mal à admettre avoir avalé une dose létale de cyanure, et ce d’autant plus qu’au départ celle-ci était réservée à quelqu’un d’autre. Quoiqu’en réalité elle n’avait peut-être pas besoin de mentionner cet aspect…

-Toi aussi tu te promènes dans le coin, alors ? C’est sympa ici, c’est tout nouveau comme monde. Je me demande quelle taille il atteint…

En fait, Joan se posait bien plus de questions que ça, allant jusqu’à s’interroger sur des choses que l’on pourrait qualifier d’idiotes ou d’inutiles. Combien de temps durait une journée ? Combien de saisons y avait-il ? Combien de gens y avait-il sur ce nouveau monde ? Depuis combien d’années certains morts étaient transférés ici plutôt que laissés mourir « en paix », en quelque sorte ? De plus, elle devait lutter contre sa curiosité presque irrépressible, liée à sa nature enfantine, voire même puérile dans certains cas. Elle mourait d’envie de poser des tas de questions à cet Esteban, et plus particulièrement la moins directe et offensante de toutes. En baissant les yeux sur des galets ronds et moussus sur le sol, elle se mordit la lèvre inférieure avant de tenter sa chance, en introduisant quand même sa question par un partage de soi.

-Je suis… « arrivée » il y a deux jours, finit-elle par déclarer prudemment. Et toi ? Tu as vu beaucoup de choses de cet endroit ?

Quelque part, c’était assez surréaliste de demander à quelqu’un depuis combien de temps il avait perdu la vie, et comment il trouvait sa situation, de la même manière qu’on demanderait à un enfant, une fois parti en vacances, s’il en était satisfait. Cette réflexion étira doucement et absolument pas subtilement les commissures des lèvres de la rouquine qui éclata bientôt d’un rire presque incontrôlable. Pliée en deux, elle riait de sa question idiote.

-Excuse-moi, c’est ridicule comme question… souffla-t-elle en essuyant une larme du revers de la main.

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Alice
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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]   Lun 24 Aoû - 15:46

UP pour Esteban

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MessageSujet: Re: Demain dès l'aube, [...] je partirai... [Esteban & Lylia]   

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